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Les moments de craintes et de doutes

Mardi 21 octobre 2008

...Jamais là quand on a besoin d'elle!
Ah, c'est bien beau de revendiquer, de (se) manifester
Merci pour les nausées, douleurs abdominables ou autres intestins boudeurs
Merci pour les insomnies, les grosses fatigues, les humeurs variables
Quand il convient d'agir, y'a plus personne à bord

Bébé d'Amour est prévu pour le 29 octobre mais il semblerait que nous devions donner un coup de main à cette ("..." : je vous laisse choisir) de Dame Nature

Au monotoring : néant
Aux analyses gynécologiques : néant

Aucun signe d'apparition, rien.

Je dois encore consulter ma Sage-Femme-Chérie vendredi et lundi prochains. S'il ne se passe toujours rien, nous devrons recourir à une césarienne. S'il y a un soupçon du début d'une contraction, nous pourrons peut être envisager de provoquer l'accouchement. Mais je n'y crois plus trop, surtout quand Petit-Docteur-Chéri me lance, le sourire en coin : "alors, vous avez peur d'accoucher par voie basse, c'est ça?". Sans commentaire...
Par contre, il n'est plus du tout stipulé que j'accoucherai dans le magasin d'en bas, sur le trottoir ou en pleine nuit dans ma baignoire. Tout est organisé pour le mercredi 29 octobre et la salle d'accouchement est réservée.

Plus de surprise de dernière minute, plus de doutes en pleine nuit à savoir si j'ai perdu les eaux.... J'ai retrouvé le sommeil, je dors sur mes deux oreilles, il ne peut rien arriver, Bébé est peinard dans sa chambre bien au chaud, serré contre le coeur de maman.

C'est qu'elle devient lourde la crevette... le gigot?... le cheval?... l'ours polaire?...
Oui, optons plutôt pour l'ours polaire puisqu'il semble qu'il soit de bon goût d'hiberner actuellement. Avec la crise, le froid, la pluie, je peux parfaitement comprendre qu'il ne soit pas de bonne augure de sortir la tête dehors.

Nous comptons en jours à présent...
Outre le fait de se demander s'il aura bien tous ses doigts, je m'interroge sur ses cheveux... Vaste question, il faut bien que je me tracasse pour quelque chose, ça fait bien trop longtemps que je n'ai pas eu un bon petit stress


J'en profite pour vous remercier à nouveau pour vos commentaires qui m'ont énormément soutenue pendant toute cette grossesse. C'est important d'étaler sur "le papier" nos angouisses et nos interrogations et de toujours trouver une "bonne oreille pour vous écouter"


Par Journal d'une maman
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Mercredi 15 octobre 2008

... c'est normal...

- les insomnies qui mettent le feu à mon tendre sommeil?
Parfois endormie à 22h, parfois à 3h.
Parfois réveillée à 5h? Parfois, pas de sommeil du tout?

- c'est normal d'avoir faim la nuit au point de vouloir se reveler?

- c'est normal d'avoir envie d'uriner la nuit depuis 9 mois?

- c'est normal d'avoir envie de chocolat au 9e mois de grossesse alors que je n'aime pas ça d'ordinaire?

- c'est normal ces vergetures en veux tu, en voilà qui me font ressembler à un gateau marbré?

- c'est normal les remontées gastriques qui me réveillent alors que j'avais enfin trouvé le sommeil?

- c'est normal d'avoir rêvé toute la nuit que j'allais chez le coiffeur? (c'est la 2e nuit, même)

- c'est normal les nausées... encore et toujours?...

- c'est normal de se poser la question de savoir comment la petite personne qui se trouve dans mon gros ventre va pouvoir sortir? C'est normal que toutes les femmes te disent que ce n'est pas si douloureux? Y a t il un pacte de confidentialité en sortant de la maternité?

- c'est normal de surveiller les mouvements du bébé du matin au soir?

- c'est normal de déjà flipper de ce qui pourrait lui arriver? Ca y est, je pense que je n'en veux plus à ma mère de m'avoir fait des scènes quand j'avais 5 minutes de retard. Elle avait raison! C'est mal d'inquiéter ses parents, ils se font du souci, merde! Et le portable, à quoi ça sert? Tu pouvais pas téléphoner, il aurait pu t'arriver n'importe quoi! 5 minutes de plus et on appelait les flics et les hôpitaux. D'ailleurs, laisse nous les numéros de téléphone de tes amis si un jour il t'arrive quoi que ce soit

- c'est normal d'être pudique et de ne pas avoir envie de montrer son intimité à tout le personnel hôspitalier?

- c'est normal si je m'énerve parce que j'ai mal? C'est normal si je pleure parce que j'ai mal? C'est normal de détester la terre entière parce que j'ai mal? C'est normal de dire "PLUS JAMAIS" parce que j'ai mal?

- c'est normal d'avoir l'impression d'avoir une ventouse dans le bas ventre et d'avoir peur que le Bébé d'Amour s'écrase mollement par terre si je ne contracte pas mes muscles? (quels muscles d'ailleurs? Ils sont en grève depuis plusieurs mois....)

- c'est normal d'avoir pris du ventre... comme ça... d'un coup?

- c'est normal d'avoir du mal à imaginer que dans 10/15 jours, je serai une maman?


Par Journal d'une maman
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Jeudi 21 août 2008

Il y a plus d'un an, la meilleure amie de Petit-Mari-Chéri attendait son premier bébé. La grande question qui la chatouillait était de savoir si bébé d'amour et elle allaient s'entendre. Cette "grande" contrariété nous avait alors amusé.
"Mais évidemment que tu vas t'entendre avec lui, c'est ton bébé"

A cette question, j'ajouterai : est ce que nous allons nous comprendre?
Déjà, je peux sentir qu'il apprécie se remplir le bidon et écouter de la bonne musique. Nous avons donc deux points communs.
Bon et ensuite? A avoir bien observé Petit-Chat-Adoré, je vois bien que je le comprends. J'arrive à savoir quand il a faim, quand il boude, quand sa litière laisse à désirer, quand il veut des câlins. Je devrai m'en sortir, non? Il doit y avoir des similitudes?
Approximatives?
Oui, peut être...
Remarque, Chat me réveille la nuit quand il a faim aussi
Tiens d'ailleurs, vont ils s'entendre tous les deux? J'ai effectué plusieurs tests. Je vois bien que Chat n'est pas du tout attiré par les enfants, il les toise. Mais je crains de petites jalousies, que Chat n'ait plus son quota de câlins, qu'il ne bénéficie plus de la même attention.
Vont ils s'entendre tous les deux?

Il parait que l'on comprend les pleures de son bébé, que cela vient instinctivement.
Et si j'avais l'instinct d'une huître?


PS à l'attention de Sophie : j'arrive toujours à me faire les ongles des pieds. Grande classe à l'aube de ce 8e mois!

Par Journal d'une maman
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Dimanche 8 juin 2008

Nous sommes début juin et j'avoue que j'ai eu du mal à écrire sur l'amniocentèse. Mais après avoir épluché les sites internet, après avoir beaucoup lu sur le sujet, comme pour conjurer le mauvais sort et me persuader que tout se passerait bien, j'ai décidé de partager mon expérience.
C'est vrai que les femmes, dont les résultats de l'amniocentèse sont revenus négatifs, arrivent plus facilement à échanger sur le sujet que les femmes torturées par la douleur, qu'elles aient choisi ou non de garder leur bébé.

J'ai pratiqué très tôt ma prise de sang pour l'HT21. D'après les expériences des "copines", certains médecins conseillent de ne pas la pratiquer dans les premiers jours préconisés. J'ai du la pratiquer dans les 2 jours tant je voulais être débarassée de ce fardeau. A cette époque, j'avais déjà un petit ventre rond et l'idée même de devoir me séparer de bébé était impensable. Il était installé depuis 3 mois maintenant, assez de temps pour pouvoir s'habituer à sa présence.
Dans le cas d'une anomalie liée à une trisomie, petit mari chéri et moi avions décidé de ne pas garder bébé. Décision condamnable ou pas, c'était la notre.

Vendredi 2 mai, l'assistante de mon médecin me téléphone m'informant que les résultats de ma prise de sang représente un risque de trisomie (taux de 147/250) et qu'un rendez vous a déjà été pris pour pratiquer une amniocentèse le mercredi suivant ainsi qu'à l'hopital américain pour déposer le liquide amniotique.
Dans la rue à ce moment là, je n'entends que les mots HT21, amniocentèse, hôpital. Je m'effondre donc en larmes, totalement déboussolée par la nouvelle. (petite anecodte, mon taux de résistance à la pleurnicherie s'est considérablement dégradé depuis que je suis enceinte)

Depuis petite, je suis prédisposée aux douleurs abdominables, je passe donc les 3 prochains jours prostrée sous ma couette. Pendant ces quelques jours, j'ai lutté pour m'intéresser au bébé, à cette vie que j'avais en moi. J'ai lu que beaucoup de mamans ressentaient comme un rejet, comme une peur de continuer à aimer ce ventre qui s'arrondi, qui à tout instant risque de vous être enlevé, d'ici 1 semaine, 10 jours tout au plus. Je n'avais que ces idées noires en tête.
J'ai épluché les sites internet, les forum pour lire les échanges de femmes sur leur taux HT21. Des femmes qui avaient un taux à 1/4, des taux à 120/250 et qui avaient eu un bébé en parfaite santé. A contrario, des taux qui étaient parfaitement normaux mais dont les bébés s'étaient révélés être touchés par la trisomie au moment de la naissance (risques ultra minimes) - d'après leurs échanges, je ne connais pas les statisques médicales.
J'ai vu mon médecin le lundi et il a réussi à me faire retrouver le sourire. Un taux à 147/250, quand on le ramène à un pourcentage, nous sommes à 3% de risque. En "optimiste" que je suis, je me dis que le risque 0 n'existe pas et que des femmes sont bien touchées par cette fatalité, pourquoi pas moi.
La seule idée qui me séduit est qu'une fois l'amnicentèse passée, une fois les résultats revenus, nous saurons tout de la petite vie de bébé. S'il s'avérait qu'il soit en bonne santé, plus aucune raison de s'inquiéter pour le reste de la grossesse. La garantie d'un épanouissement total.

8h00 mercredi matin au cabinet de mon échographiste et épouse de mon gynécologue. Ils font en sorte de me décontracter, une ambition démesurée tant j'étais totalement déconnectée de mon cerveau.
Pas d'anesthésie locale, tout va se faire rapidement, en une minute.
L'échographiste vérifie l'emplacement de bébé, il n'est pas question de passer la seringue à proximité mais juste de prélever le liquide amniotique. Toutes les précautions sont prises pour que bébé ne soit pas gêné par ce prélèvement. L'échographiste, me demande de tourner les yeux de mon ventre et du moniteur et de regarder de l'autre côté de la pièce, vers le plafond.
Petit mari chéri se trouve de l'autre côté de la pièce mais a la possibilité de regarder le moniteur pendant le prélèvement. Un immense soulagement de me dire que mon mari sera mes yeux pendant ce moment où je ne peux plus rien contrôler.
Le médecin me dit qu'il va compter jusqu'à trois. Je compte avec lui mais en "filou" qu'il est (avec toute la sympathie que je lui dois), il pique à 3. Pas le temps d'appréhender ni d'avoir peur. Je ressens comme une profonde chaleur dans le ventre. Je ne pense pas à la douleur mais aux sensations totalement indescriptibles que je peux ressentir. Cela me donne l'impression d'une forte aspiration dans mon ventre, un tourbillon. Je n'ai pas eu mal, à proprement parler. Je pense avoir tout aussi mal quand on me prélève mon sang tous les mois pour mes tests de toxoplasmose. Ce n'est pas une question de douleur, c'est une question de sensations. Surement l'épuisement, la fatigue et le stress qui se relâchent.
Une fois le prélèvement pratiqué, le médecin vérifie que bébé va bien. C'est le cas, il continue à faire du trampo dans le ventre de maman. L'écho révèle aujourd'hui le sexe de bébé mais j'ai refusé de le savoir. Je ne voulais pas personnifier bébé encore plus.

Le retour en taxi fut long et dans ces moments là, le chauffeur décide d'avoir la langue bien pendue. Je me demande un instant s'il a bien son permis tant sa conduite est brusque. Je me tiens le ventre. Ma mission pendant ces 3 prochains jours, faire en sorte que bébé reste là où il est. Repos absolu à la maison.
Pendant que je reste à la maison, Petit Mari Chéri passe à l'hôpital américain pour déposer le prélèvement.
Le premier jour, il a du m'aider à me relever pour éviter que je force sur mes petits abdos en mousse. Je me suis ménagée et j'ai appris le programme télé par coeur. A force de rester allongée, j'ai fini par me démonter le dos. Je dirai presque, "tant mieux", j'avais plus mal au dos qu'au ventre!
Les douleurs au ventre sont vraiment infimes, vous ressentez des brulures les deux premiers jours. Le 3e, j'ai commencé à reprendre une vie normale mais sans abus. J'ai pu profiter des ponts et de la pentecôte pour me reposer tranquillement. Les jours étaient longs avant d'avoir les résultats, des jours sans fin.

Les résultats nous ont été annoncés le mardi 13 mai (normalement, vous avez les résultats si vous le souhaitez dans les 3 jours, pour nous ce fut 6 jours à cause des ponts). J'espérais que la vie nous sourit pour nos 7 mois de mariage. Ce fut le cas, bébé était hors de danger. Une nouvelle fois, j'ai pleuré, à chaudes larmes. J'avais encore du temps devant moi pour m'inquiéter des résultats du caryotype, qui allait donné l'ensemble de l'adn de bébé.
Nous avons eu l'ensemble des résultats le 29 mai. Bébé était en parfaite santé et le caryotype nous informait que bébé était un petit garçon.
Et curieusement, le sexe du bébé, c'était la seule chose dont petit mari chéri et moi étions persuadés...

Par Journal d'une maman
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Mercredi 28 mai 2008

Cela fait aujourd'hui 3 semaines que j'ai passé mon amniocentèse. Avec les ponts, nous avons du attendre 1 semaine avant d'avoir les résultats de la trisomie (au lieu des 3 jours. Que j'ai détesté ce pont du 8 mai et ce lundi de Pentecôte) 
Premier soulagement mardi 13 mai quand nous avons su que bébé allait bien (pour notre fête de mariage, nos 7 mois, c'était un vrai bonheur)

Nous attendons, à présent, d'avoir l'établissement du caryotype. Nous guettons le téléphone et la boite aux lettres. Si le téléphone sonne, ce n'est pas bon signe. Si une enveloppe nous attend, nous saurons déjà que tout va bien, sans l'avoir ouverte.
Chaque jour qui passe sans que le téléphone sonne est une journée de gagnée.

Le caryotype est une analyse des chromosomes de bébé. Toute anomalie serait le signe d'une malformation ou d'une maladie. Que le temps est long quand on attend les résultats. J'ai l'impression d'attendre sans cesse depuis le début... Mais quels soulagements à chaque étape. A croire que tout est prétexte à s'inquiéter... le stress me va si bien?!

Le caryotype va également nous donner le sexe de bébé. Après l'amniocentèse, nous avions la possibilité de le savoir mais j'ai voulu que le secret soit préservé, petit mari chéri m'a suivie. Je voulais que cette annonce soit une fête, nous avons choisi l'attente et la patience

3 semaines aujourd'hui que nous vivons notre rôle de futurs parents, que nous nous inquiétons. Et la peau de mon ventre qui n'en finie pas de se tendre... L'angoisse est là, est bien présente... l'impatience aussi. Demain, vendredi au plus tard... surement?... peut être....



*****
Pour la suite de l'histoire, 
nous avons téléphoné au bout de 3 semaines... et 1 jour,
nous avons reçu le caryotype au bout de 3 semaines.... et 3 jours,
Dans notre cas, la nouvelle a été bonne, nous avons juste reçu un papier signifiant que bébé était normal et que c'était un petit garçon.
Nous avions été suivis par l'Hôpital Américain, comme c'est souvent le cas pour Paris, d'après les témoignages autour de nous.

A l'occasion de l'amniocentèse, nous avons découvert que nous n'avions pas été seuls dans ce cas. Les gens, trop souvent, n'en parlent pas autour d'eux de peur que les résultats soient mauvais. Nous avons fait le choix d'en parler autour de nous, c'est à travers les échanges que nous avons pu faire front, que nous avons pu rester optimistes.

Par Journal d'une maman
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Vendredi 16 mai 2008



"Le cytomégalovirus est un virus en général inoffensif, dont l'infection passe inaperçue provoquant de la fatigue ou de la fièvre, mais parfois sans symptôme. Cependant, le virus reste latent dans l'organisme et peut se réactiver lors d'un affaiblissement physique ou psychologique ; cela est sans conséquence. Mais il en va tout autrement quand la premier rencontre avec le virus survient lors d'une grossesse.
Chaque année, 2 à 3% des femmes enceintes non immunisées contractent le virus. En France, le dépistage n'est pas systématique. Aussi, si vous êtes en contact avec des enfants en ba âge, vous pouvez vérifier si vous êtes immunisée par une simple prise de sang, qui permettra de détecter la présence d'anticoprs.

Quand la mère contracte le cytomégalovirus pendant sa grosses, 30 à 40% des bébés sont à leur tour infectés ; les risques de séquelles sont plus importants si la contaminiation a lieu dans la première moitié de la grossesse. Si, dans 90% des cas, le bébé est indemne, 5% des nouveaux-nés en bonne santé présentent un risque ultérieur de surdité. Dans 10% des cas, les bébés peuvent développer à la naissance des séquelles neurosensorielles parfois graves.

En cas de forte suspicion de maladie de la femme enceinte, un diagnostic de cytomégalovirus peut être réalisé par amniocentèse. Un suivi par échographie dans un centre spécialisé et une IRM cérébrale du foetus permettent d'évaluer les risques pour le futur bébé.

Qui est exposé au cytomégalovirus?
- les mères de jeunes enfants, notamment de ceux qui vont en crèche ;
- le femmes enceintes qui travaillent dans une crèche ou une école maternelle
Le cytomégalovirus se transmet par la salive, les larmes et les urines

Comment se protéger du cytomégalovirus?
- lavez vous souvent les mains, en particulier après le change de bébé ;
- ne sucez pas la cuillère d'un bébé ;
- évitez le contact avec sa salive, ses larmes et ses sécrétions nasales ;
- ne prenez pas de bain avec un bébé ;
- n'utilisez pas ses ustentiles de toilette ou de repas"

extrait de Le Guide Marabout de la future maman
de Marie-Claude Delahaye - éditions Marabout



Pour ma petite histoire personnelle

Le cytomégalovirus a été contrôlé par prise de sang au début de ma grossesse. A cette occasion, j'ai su que je n'étais pas immunisée. Deux choix s'offraient à nous : continuer de contrôler le cytomégalovirus tous les mois ou pas.
Il faut savoir que si toutes les précautions énoncées plus haut sont respectées, il y a peu de chance pour que vous contractiez ce virus et tout aussi rare que vous le transmettiez à votre enfant.
Si nous choisissions le contrôle mensuel et qu'il s'avérait que je devienne positive, cela engendrait des examens approfondis pour le bébé et je ne tenais pas à ce que des interventions soient pratiquées alors que nous estimions le risque de transmission au bébé quasi nul.

Nous avons donc choisi de bien prendre conscience des risques et donc de faire en sorte que je ne contracte en aucune manière ce virus.

Par Journal d'une maman
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Vendredi 2 mai 2008

Le jour où le temps s'est arrêté… j’ai cessé de pleurer.

 

Tout devait bien aller, il n’y avait aucune raison de s’en faire. Ma force a toujours été puisée à travers ma bonne étoile. Croire en soi, croire en ce que l’existence peut vous apporter, se laisser guider par ce miracle, apprendre à vivre chaque instant. A chaque jour passé, une victoire de plus qui s’offre à moi. C’est toujours ainsi que j’ai appréhendé les événements.

Je n’ai jamais cru en ces moments épanouissants mais comme une lutte constante.

Je ne vis plus, je ne dors plus, je me contente d’attendre. Je tourne en rond, je cherche le moindre élément qui puisse me rassurer, me conforter dans l’idée que ce cauchemar va bientôt cesser et que je vais vivre pleinement.


Et pourtant, je n'ai aucun regret parce que cette aventure fut un mal nécessaire pour m'assurer que notre bébé était en pleine santé. J'ai vécu ça comme le premier stress de maman, l'inquiétude de savoir si son enfant va bien, s'il est en bonne santé. Ce genre d'épreuves qui tend à vous faire admettre que vous serez bientôt une maman et que vous prendrez soin d'un petit être.
L'examen de l'HT 21 était indispensable pour s'assurer que bébé était en bonne santé. L'analyse de la clarté nucale effectuée à la première échographie démontrait que le bébé allait pour le mieux. Jamais je n'aurais imaginé qu'en établissant le test HT21, je serai dans cette population à risque. Cette population contrainte de passer dans les mailles de l'amniocentèse.

Pour la petite histoire :
la clarté nucale était normale
le taux d'HT21 de 147 (au lieu de 250 attendus)
l'amniocentèse s'est révélée sans risque de trisomie
Le caryotype était normal



extrait de Le Guide Marabout de la future maman
de Marie-Claude Delahaye - éditions Marabout

Le terme "HT 21" est la contraction de deux mots : "hormone" et "trisomie". En effet, on a remarqué qu'un taux anormalement élevé dans le sang de l'hormone de grossesse HCG entre la 15e et la 16e semaine d'aménorrhée- c'est à dire entre la 13e et la 14e semaine de grossesse - fait suspecter une anomlaie chromosomique qui est responsable de la trisomie 21.
Le taux de l'hormone HCG qui est présente dans le sérum est évalué à partir d'une simple prise de sang. Les résultats sont connus sous un minimum de 10 jours. Ils n'ont pas valeur de diagnostic mais sont évalués en taux de risques : cela signifie que si les résultats sont positifs, il ne peut s'agir que d'une suspicion, qui nécessitera un examen plus approfondi ; une amniocentèse sera alors pratiquée. A peine 4% des résultats entraînent une recherche plus poussée.
Pour des jumeaux, les résultats sont difficilement interprétables.
L'HT 21 a été adopté d'une manière définitive, au début de l'année 1999, comme un moyen de dépistage de la trisomie 21. Il est couplé à la recherche, dans la même prise de sang de l'alpha-foetoprotéine.
Tout médecin doit obligatoirement proposer à la future maman, quel que soit son âge, ces examens de dépistage. Elle est libre de refuser mais, dans ce cas, doit signer une décharge.
Ces examens sériques permettent d'éliminer les amniocentèses inutiles et, par conséquent, d'en diminuer les risques.
Ne transformez pas les jours d'attente des résultats en jours d'angoisse. Ces examens sont là, au contraire, pour vous apprendre que votre bébé est tout à fait normal.
Quand, dans une famille, il existe une présomption importante de trisomie 21, on pratique autour de la 8e semaine de grossesse une biopsie du trophoblaste.

Par Journal d'une maman
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